Giovanni A. Merlini
Autrefois, le désir
Autrefois, le désir était un doux rugissement
entre nous, comme des rapides blancs,
et nous modulions nos voix
pour pouvoir nous faire entendre
jusqu'à ce qu'il nous semblât
que nous murmurions: comme tout son qui,
assez entendu, devient silence.
J'aimerais revivre ce moment,
lorsque le pouvoir se situait encore hors de nous
et nous étions comme endormis, enveloppés
dans sa course blanche. Ni estropiés,
ni armés. Lorsque nous étions
un rêve ailé. Avant ce
vol périlleux.
Translation of Robyn Sarah's poem "Once, Desire."
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