Historique

L’Association des traducteurs et traductrices littéraires du Canada a officiellement vu le jour le samedi 17 mai 1975 à 14 h 30 précises lorsque Philip Stratford a décrété : « L’association des traducteurs littéraires existe maintenant de fait. »

Il est difficile de s’imaginer le contexte de travail des traducteurs littéraires dans les années 1970. Peu considérés, tolérés comme un mal nécessaire, ils ne jouissaient pas de conditions de travail propices au développement de leur profession et de la traduction littéraire comme forme de création à part entière.

Voici quelques jalons de l’histoire de la traduction littéraire au Canada et de l’ATTLC :

1947

Puisqu’à l’époque les Prix littéraires du Gouverneur général sont remis uniquement à des ouvrages en anglais, c’est la traduction (par Hannah Josephson) du roman Bonheur d’occasion de Gabrielle Roy qui reçoit le prestigieux prix.

1957

Création du Conseil des arts du Canada qui accorde une aide à la traduction sur une base ad hoc.

1959

Les œuvres en français sont dorénavant admises aux Prix littéraires du Gouverneur général.

1972

Le Conseil des arts du Canada met sur pied le programme d’aide à la traduction dans le cadre de son programme d’aide à l’édition. Le tarif versé aux éditeurs pour couvrir en partie les coûts de traduction est de 0,05 $ le mot.

1975

Fondation de l’ATTLC. Patricia Claxton en est élue la première présidente.

1977

L’ATTLC participe à un événement majeur : le huitième congrès mondial de la Fédération internationale des traducteurs à Montréal.

L’ATTLC participe au processus révision de la Loi canadienne sur le droit d’auteur.

1978-1985

L’ATTLC dépose trois mémoires pour que la traduction soit expressément mentionnée comme œuvre littéraire dans la loi canadienne sur le droit d’auteur.

Années 1980

Le Conseil des arts du Canada double la subvention à la traduction à 0,10 $ le mot.

1982

L’ATTLC crée le Prix de la traduction John-Glassco pour encourager la relève et faire connaître la traduction littéraire.

1985

L’ATTLC témoigne au Parlement devant le Sous-comité sur la révision du droit d’auteur.

1987

Victoire pour l’ATTLC : la traduction figure enfin dans la définition d’œuvres littéraires dans le texte de la Loi sur le droit d’auteur voté le 11 décembre.

Le Conseil des arts du Canada ajoute les catégories «Traduction» et «Translation» aux Prix littéraires du gouverneur général.

Années 1990

La subvention à la traduction versée aux éditeurs par le Conseil des arts du Canada s’élève à 0,12 $ le mot.

2003

Création du Centre international de traduction littéraire de Banff (CITLB) grâce, principalement, aux efforts déployés par l’ATTLC. Deux membres de l’Association siègent en permanence au conseil consultatif du CITLB.

L’ATTLC participe à une conférence internationale sur le droit d’auteur au Siège de l’UNESCO à Paris. La rencontre est organisée à l’occasion du 50e anniversaire de la Fédération internationale des traducteurs.

2005

Quelque 350 traducteurs canadiens et américains sont réunis à Montréal pour assister à une conférence organisée conjointement par l’ATTLC et l’American Literary Translators Association.

2007

L’ATTLC s’associe au CITLB pour organiser un colloque destiné aux traducteurs, auteurs et éditeurs canadiens et étrangers.

2010

L’ATTLC reçoit une subvention de Patrimoine canadien pour Mots en mouvement, une série d’événements organisés dans plusieurs régions du pays sous la forme de joutes de traduction sur des textes littéraires d’auteurs canadiens.

En septembre, l’ATTLC lance à la bibliothèque du Plateau Mont-Royal à Montréal une série d’ateliers mensuels animés par des traducteurs de renom.

2012-2013

Grâce au soutien du Fonds du livre et du Conseil des arts du Canada, l’ATTLC présente dans sept grandes villes du pays des ateliers sur le droit d’auteur destinés aux traducteurs littéraires professionnels.

2014

L’ATTLC lance Des traductions d’ici, une campagne publicitaire et une plate-forme Internet pour promouvoir la littérature en traduction.

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