Prix littéraires du Gouverneur général

Chaque année, le Conseil des Arts du Canada et le Gouverneur général du Canada œuvrent ensemble à rendre hommage à l'excellence de la littérature canadienne.

Des prix sont décernés dans plusieurs catégories dont celle de la traduction littéraire.

Toronto, le 14 octobre 2009 – Le Conseil des Arts du Canada a dévoilé les noms des finalistes des Prix littéraires du Gouverneur général de 2009. On y retrouve des auteurs, illustrateurs et traducteurs âgés de 27 à 78 ans. Les prix sont décernés en français et en anglais dans les catégories romans et nouvelles, études et essais, poésie, théâtre, littérature jeunesse (texte et illustrations) et traduction. En tout, 70 ouvrages sont en lice.

Cette année marque le 50e anniversaire de l’engagement du Conseil des Arts envers les Prix littéraires du Gouverneur général. En tout, 1541 livres admissibles ont été soumis. Trente‑huit des 75 finalistes le sont pour une première fois et au moins sept finalistes ont moins de 35 ans; trois des finalistes sont autochtones. Plusieurs des œuvres en lice accordent une large place au sentiment d’appartenance, à la famille, à la guerre et à la religion.

Les noms des finalistes en traduction littéraire, les titres de leurs œuvres ainsi que les commentaires des comités d’évaluation par les pairs sur chacune de ces œuvres sont énumérés ci‑après.

Traduction de l’anglais vers le français

Sylvie Nicolas, Québec, Lundi sans faute.
(Les Éditions Québec Amérique; distribué par Diffusion Prologue)
(ISBN 978-2-7644-0650-2)
Traduction française de Right Away Monday de Joel Thomas Hynes (Harper Perennial, une division de HarperCollins Publishers)

Lundi sans faute est une excellente traduction d’un texte difficile sur les plans linguistique et littéraire. Sylvie Nicolas a su en rendre l’oralité dans toute sa diversité avec une sensibilité et une finesse remarquables. Un tour de force qui parvient à nous faire apprécier l’œuvre de ce jeune auteur de Terre‑Neuve-et-Labrador.

Paule Noyart, Bromont (Québec), Le miel d’Harar.
(Leméac Éditeur / Actes Sud; distribué par Socadis)
(ISBN 978-2-7609-2680-6)
Traduction française de Sweetness in the Belly de Camilla Gibb 
(Anchor Canada)

Le défi de rendre dans une traduction les finesses d’un langage qui, dans sa forme d’origine, épouse les subtils méandres d’un voyage transculturel a été remarquablement relevé par Paule Noyart. C’est le succès d’une telle entreprise qui atteste l’art de la traduction.

Hélène Rioux, Montréal, Certitudes.
(XYZ éditeur; distribué par Distribution HMH)
(ISBN 978-2-89261-528-9)
Traduction française de Certainty de Madeleine Thien 
(McClelland & Stewart)

Certitudes est une excellente traduction qui permet aux lecteurs francophones de découvrir un texte magnifique. Hélène Rioux a fait là un travail remarquable, tant par la saisie des parcours individuels des personnages que par le pouvoir pathétique du récit et la richesse émanant des différences culturelles.

Lori Saint-Martin et Paul Gagné, Montréal, 
Cartes postales de l’enfer.
(Les Éditions du Boréal; distribué par Diffusion Dimédia)
(ISBN 978-2-7646-0643-8)
Traduction française de The Soul of All Great Designs de 
Neil Bissoondath (Cormorant Books)

Ce qui étonne le plus le lecteur d’une traduction, c’est d’avoir le sentiment de lire un texte original. C’est le cas de 
Cartes postales de l’enfer, une traduction remarquablement juste, bien qu’inventive, du livre de Neil Bissoondath.

Lori Saint-Martin et Paul Gagné, Montréal, La veuve.
(Les Éditions du Boréal; distribué par Diffusion Dimédia)
(ISBN 978-2-7646-0657-5)
Traduction française de The Outlander de Gil Adamson 
(House of Anansi Press)

Puisant dans un vaste vocabulaire, les traducteurs Lori Saint-Martin et Paul Gagné ont rendu avec justesse et poésie l’atmosphère et la complexité des textures de ce roman très imagé. Un défi relevé avec brio qui donne une traduction à la fois hardie et proche de l’original.

Traduction du français vers l’anglais

Phyllis Aronoff et Howard Scott, Montréal, A Slight Case of Fatigue.
(Talonbooks; distribué par Publishers Group Canada, une division de Raincoast Books)
(ISBN 978-0-88922-596-1)
Traduction anglaise de Un peu de fatigue de Stéphane Bourguignon (Québec Amérique)

Avec A Slight Case of Fatigue, Phyllis Aronoff et Howard Scott ont su rendre l’humour noir de l’original ainsi que l’intensité et l’humanité des personnages. Leur traduction reproduit avec justesse le monde d’émotions frénétiques créé par Stéphane Bourguignon.

Jo-Anne Elder, Fredericton, One.
(Goose Lane Editions; distribué par University of Toronto Press)
(ISBN 978-0-86492-533-6)
Traduction anglaise de Seul on est de Serge Patrice Thibodeau 
(Les Éditions Perce-Neige)

One, traduction audacieuse mais très fine de Jo-Anne Elder, offre aux lecteurs anglophones un accès exaltant à l’univers poétique de 
Serge Patrice Thibodeau – dans lequel la grandeur et l’intimité du monde naturel sont reflétées dans une expérience humaine qui se perçoit elle-même de façon déchirante et extatique, comme si elle ne faisait qu’un avec la nature.

David Homel et Fred A. Reed, Montréal, Wildlives.
(Douglas & McIntyre; distribué par HarperCollins Canada)
(ISBN 978-1-55365-409-4)
Traduction anglaise de Champagne de Monique Proulx 
(Les Éditions du Boréal)

David Homel et Fred A. Reed nous gratifient d’une prose riche et vibrante afin de rendre les pulsations, les rythmes et l’énergie du texte de Monique Proulx. Ils nous livre aussi la fourmillante profusion des forces de vie ou de mort puissamment évoquées par l’auteure dans le cadre sauvage d’un paysage laurentien où l’irruption d’êtres humains aura des conséquences obsédantes.

Susan Ouriou, Calgary, Pieces of Me.
(Kids Can Press; distribué par University of Toronto Press)
(ISBN 978-1-55453-242-1) (relié) / 978-1-55453-432-6 (broché))
Traduction anglaise de La liberté ? Connais pas… de Charlotte Gingras (Les éditions de la courte échelle)

Pieces of Me, traduction de Susan Ouriou d’un captivant roman pour jeunes adultes, est en soi un travail d’une très grande qualité littéraire. S’y trouvent rendus avec justesse l’esprit et le cœur de Mirabelle, la fragile mais courageuse protagoniste du récit, ainsi que le lyrisme ineffablement subtil et émouvant du texte de Charlotte Gingras.

Fred A. Reed, Montréal, Empire of Desire: The Abolition of Time.
(Talonbooks; distribué par Publishers Group Canada, une division de Raincoast Books)
(ISBN 978-0-88922-587-9)
Traduction anglaise de Le temps aboli : l’Occident et ses grands récits,de Thierry Hentsch (Les Éditions du Boréal / Les Presses de l’Université de Montréal)

Fred Reed reproduit les subtiles modulations de pensée, les grands éclairs d’intuition et la progression confiante de cette réflexion complexe sur les chefs-d’œuvre de la tradition narrative occidentale. Sa traduction reprend avec une étonnante souplesse les rythmes empathiques, mimétiques et infiniment variés du style de Thierry Hentsch.

Études et essais

 Charles Le Blanc, Gatineau (Québec), Le complexe d’Hermès : regards philosophiques sur la traduction.
(Les Presses de l’Université d’Ottawa; distribué par Prologue)
(ISBN 978-2-7603-3038-2)

Hermès, messager des dieux, ne parlait jamais en son propre nom. Le traducteur est lui aussi un passeur de textes entre les créateurs, les auteurs et leur public. Réflexion brillante et riche d’un vaste savoir culturel, ce livre est une méditation philosophique sur le travail de la traduction, qui s’exprime dans une langue impeccablement maîtrisée.

 

Pour en sevoir plus

http://www.canadacouncil.ca/prix/plgg/default.htm