Mots en mouvement/Words on the Move 2007

Pour une quatrième année, (voir aussi Mots en mouvement 2004, Mots en mouvement 2005 et Mots en mouvement 2006), l'ATTLC a proposé aux aficionados de se faire la main en traduisant, dans la langue de leur choix, l'un ou l'autre de deux poèmes de Lenore Langs et de Zachary Richard, autour du thème « ARBRES, leur durée et leur importance ». Ce thème aborde la problématique de la planète Terre en danger, ainsi que la symbolique culturelle de certaines espèces d'arbres.

On a fait une lecture publique (très réussie et conviviale) des traductions soumises le mercredi 7 février 2007 au café-bistro Les Gâteries, 3443, rue Saint-Denis, Montréal. Suivez les liens ci-dessous pour lire les traductions.

For the fourth consecutive year (see also Words on the Move 2004, Words on the Move 2005 and Words on the Move 2006), LTAC offered enthusiasts a chance to translate into any language one of two poems by Lenore Langs and Zachary Richard, on the theme “TREES, their lifespan and significance.” This theme explores our planet Earth in peril, along with the cultural symbolism of certain species of trees.

There was a (very successful and dynamic) reading of translations submitted on Wednesday, February 7, 2007 at the café-bistro Les Gâteries, 3443, rue Saint-Denis in Montreal. Follow the links below to read the translations.



the pear tree


we called it
the jesuit tree
pictured black-robed priests in long canoes
swinging up the river
from montreal
sowing seeds of pears with
faith

we children used to circle
its massive trunk
stretch our arms
and tightclasp hands
to make a ring

the trunk is home
to spiders now
and mice
I see a place where
daylight passes through

yet juicy pears still cluster
on gnarled branches

Lenore Langs

Translations of Lenore Langs's poem.
Traductions du poème d'Lenore Langs.


1er août, Section III (extrait)

Il fait trop chaud pour
        Ce début août, les arbres
Fatigués par la chaleur de juillet.
        Les feuilles jaunies, l'énergie
Qui retourne vers la terre.
        Sauf pour les chênes indomptables
Refuge des cigales chantant,
        Et des araignées sculptant
Leurs toiles. Dans leurs branches,
        Les fourmis dansant
D'un pas délicat, ballet de fin d'été.

Comme les oiseaux, je me cache sous les feuilles
        Cherchant de l'ombre.
Regardant ce soleil blanc et sans pitié,
        Posant des questions fanées,
Comment à travers évolution et persécution
        À travers vie et mort, comment mes os, mon sang,
Mes yeux, mes couilles, ma tête
        Ont pu arriver ici? Attaché par mes ancêtres
Aux premiers hommes ambulants, aux premiers poissons
        Nageant dans la vase primordiale,
Attaché par mes artères au premier soupçon
        De la première idée au
Milieu d'un après-midi dans un chemin
        Qui part de la campagne du sud-ouest de la Louisiane
Pour arriver qui sait où, attaché par les choix de mon
        Héritage semés par en arrière autant que
Par en avant, et par autant d'accidents ou par destin croche.
        Attristé par l'arrogance de l'homme,
Soulagé par la beauté des champs
        Et des arbres.

(écrit lors du Congrès mondial acadien en août 1994)
Zachary Richard, Feu (Éditions des Intouchables, Montréal QC, 2001, pp. 75-76)

Traductions du poème de Zachary Richard.
Translations of Zachary Richard's poem.


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