Diane Descoteaux

Alors, le désir

Alors, le désir remplissait nos gorges
de doux rugissements,
comme le grondement sourd des eaux vives,
pendant que nos voix s'harmonisaient
avec le tumulte des passions
jusqu'à donner l'impression
de n'être plus qu'un murmure : comme le bruit
s'atténue à la longue, et devient silence.

Je souffre de la fugacité de ces instants évanouis,
lorsque la source nous couvrait encore
et qu'une exquise torpeur envahissait
nos corps, après la crue bouillonnante. Assouvis
et désarmés. Alors que nos ailes grandes ouvertes
nous emportaient vers l'infini. Avant ce
vol implacable.


Translation of Robyn Sarah's poem "Once, Desire."

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