Nada Kerpan

Jadis, le désir
Jadis, le désir fut tendres appels
de deux êtres en eaux vives.
Nos voix se cherchaient.
Puis, à notre insu,
se sont faites discrètes jusqu'au soupir.
Longuement répété,
tout son n'est plus que silence.
Oui, renouer avec ces heures
où l'intensité n'était pas nôtre
où nous étions assoupis,
cloîtrés de bien-être
dans un remous radieux.
Sans meurtrissure, sans armure.
Immatériels comme le rêve.
Avant le vol ailé et périlleux.


Translation of Robyn Sarah's poem "Once, Desire."

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