Christine Klein-Lataud

Autrefois, le désir

Autrefois, le désir grondait doucement
Entre nous, comme une eau vive,
Et nous haussions la voix
Pour nous entendre au-dessus du tumulte
Jusqu'à ce qu'il nous semble
Chuchoter : ainsi tout son,
À la longue, devient silence.

Je voudrais revenir à ce temps-là,
Un temps où le pouvoir nous était encore étranger
Où nous étions comme endormis, lovés dans le cocon
De son tumulte blanc. Sans blessure
Et sans armes. Un temps où nous étions
Un rêve d'ailes. Avant
Ce vol périlleux.


Translation of Robyn Sarah's poem "Once, Desire."

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