Diane Vallières
Traduction du poème "Learning To Float" de Carolyn Zonailo
Je flotte, donc je suis
(extrait)
L'eau salée porte mieux
que l'eau douce, le corps
y flottant aisément,
comme un ventre maternel
en suspension dans la mer cosmique.
Les poumons se déploient, se préparant
à aspirer de l'oxygène
cette première bouffée d'air, puis
à pousser le cri
urgent du bébé né par césarienne,
expression sonore
de sa délivrance prochaine.
Le hurlement primal annonce
la naissance en tant qu'échouage
sur le rivage d'une toute nouvelle
incarnation : je suis, je suis.
Empreinte de l'âme
tout aussi unique que l'ADN du corps.
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